JSB Handball
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Portrait : Sandrine DEMERY

Méfiez vous de son allure, un peu traînante et décontractée, c’est une véritable fusée quand il s’agit d’aller vite vers les buts adverses et frapper. Un peu moins défenseur dans l’esprit (à la base, un creux dans la formation dispensée par le club, mais ça change). Ailière gauchère il lui arrive de se positionner arrière droit sur demande des coachs. On la sent moins à l’aise car son désir le plus cher c’est le duel face aux gardiennes et arriver à les battre avec un fort taux de réussite… quand tout va bien (14 buts contre l’ASCES). Sinon les tirs sur les poteaux ne se comptent plus. Rarement en première ligne lors des parlottes entre filles, Sandrine aime la vie et positive souvent, comme une jeune fille de son âge.

Carte d’identité

Je m’appelle Sandrine DEMERY, j’ai 25 ans et je suis native de Saint Benoît. Je travaille depuis quelques années à la Brink’s. Je suis gauchère.

Ton parcours au handball

Je joue au handball depuis la catégorie minime à la JSB. Avec un titre de championne avec les Cadettes de l’époque. Il y a quatre ans de cela, comme le club n’avait plus d’équipe féminine en séniors, j’ai signé à la Cressonnière. Quelques matchs plus tard j’ai arrêté car je ne me plaisais pas dans ce club. Et c’est avec grand plaisir que j’ai savouré mon retour au club avec le titre de championne de la Réunion en régionale 2. Un autre titre me ferait plaisir évidemment.

Il n’y a pas que le handball dans la vie

Bien sûr. J’aime les réunions entre amis, les sorties en boîte de nuit dans l’ouest de l’île à la «Villa» plus précisément. Danse et musique : la fête quoi. Il en faut pour se défouler après mon travail qui commence à 5 heures du matin pour finir avec le handball le soir. Je fais tout à fond.

Ta page facebook, tu en parles

(rire et surprise de la question) Oui. Avec mes amies, on commente les matchs, surtout avec les filles du club. On est comme une famille avec des hauts et des bas, des rires surtout et des déceptions. Des filles normales qui vivent et savent s’amuser.

Après les galères, la gloire

On a bien évolué depuis deux ans, par rapport à avant. Les filles ont constaté qu’elles avaient un potentiel et qu’il suffisait de l’exploiter pour réussir. On va continuer comme ça pour faire plaisir au public qui est toujours là et qui nous suit et nous encourage et…

(Emballée,… je la ramène à l’époque galère)Non, les galères ne sont pas oubliées et nous ne sommes pas à l’abri. On fait tout ce qu’il faut pour ne pas que ça se reproduise afin de ne pas retomber dedans. Je pense que nous sommes sur la bonne voie.

Un style de jeu complètement chamboulé par les coachs. Un like.

Au départ, chacune a sa manière de jouer, son style et ses capacités physiques et on doit s’y habituer. Puis les entraînements sont faits pour coordonner tout ça. On adapte la technique et le collectif. A ce sujet, Fernand Chane Kune nous a formées en défense en début de championnat avec beaucoup voix (pour ne pas dire plus) et aujourd’hui ça paye. Personnellement, j’avais peur des contacts physiques lorsque je défendais. Maintenant, grande ou petite j’y vais avec au bout de l’esprit l’envie de gagner.

Un effectif de douze joueuses, est ce suffisant pour aller jusqu’au bout

Je pense que c’est suffisant, à condition de ne pas se blesser. Comparativement aux garçons où les contacts sont beaucoup plus rudes avec plus de chance ou malchance de laisser des plumes. Afin d’éviter tout ça, rien de mieux qu’une bonne préparation physique.

Message personnel à tes fans

Tienbo… largue pas… JSB lé là. Zot lé toujours là, vien voir à nou et encourage à nou !! nou va joué et nou va gagné pou zot.