JSB Handball
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Portrait : Bruno ARIVE

Descendant d’une famille d’origine bénédictine depuis des générations, Bruno est, comme on dirait pour le service militaire, de la classe de Joël Ango. Jeunes tous les deux et remarqués par les cadres techniques de l’époque, je me souviens des nombreux trajets que j’ai faits entre St Benoît et St Denis pour les accompagner aux regroupements de sélection. Et je n’imaginais pas que deux trois années plus tard j’allais faire, en qualité de président de la JSB, le nécessaire auprès du centre de formation du PSG en vue de son intégration dans ce grand club avec la carrière professionnelle qu’il a eue par la suite. Un honneur pour la JSB d’avoir pu sortir de son effectif un ailier de la stature nationale, voire même internationale au vu de son parcours que nous avons tous suivi avec intérêt s’agissant d’un enfant de la ville. Avec un hommage officiel qui lui fût rendu plus tard par la Municipalité via l’OMS de Saint Benoît… où j’assumais la présidence ! Garçon doux, affable, taciturne, mais à fort caractère, Bruno a retrouvé du plaisir à rejouer avec ses dalons de l’époque. Il apporte de par ses conseils, une valeur ajoutée à ceux qui jouent ailier. Poste qu’il occupe avec bonheur et d’où il fait plein de misères aux gardiens adverses dans ses tirs, tant sa technique est… déboussolante. Profitant de cet apport hors du commun et d’une vision de jeu étonnante, FCK aime voir en lui un arrière droit performant et son utilisation en match est du meilleur rendement.

Carte d’identité

Je suis Bruno ARIVE, né à Saint Benoît et je fêterai bientôt mon anniversaire le 9 avril. Je suis célibataire et je travaille dans la restauration au GHER.

Ton parcours au handball

J’ai commencé le handball à la JSB à l’âge de 14 ans dans la catégorie minime de l’époque et j’ai quitté mon club formateur à 17 ans pour répondre à une demande du Paris Saint Germain. Auparavant avec mes coéquipiers Fabien Moutiama, Joël Ango, Richard Victorine… j’avais eu un titre de champion avec les espoirs.

Parles nous de ta vie de professionnel du handball : programme, déplacement, matchs…

J’avais deux entraînements de 2 heures par jour, le matin et en fin d’après midi. Lors des matchs à l’extérieur, nous prenions soit le train, soit l’avion, la veille pour dormir dans un hôtel de la ville. Le programme d’avant match : sieste après le repas et briefing du coach. Après le match, retour à l’hôtel, nuit, et avion le lendemain pour Paris. J’ai trouvé tout cela agréable et une bonne ambiance régnait dans l’équipe. Dans les moments de détente, nous jouions aux cartes ou écoutaient de la musique avec mon copain de chambrée qui était Cédric Sorhaindo.

Ton retour à la Réunion, avec des regrets sportifs…

Oui, surtout de ne pas avoir été plus loin en Equipe de France que j’ai fréquentée en deux fois. J’ai été sélectionné en A pour les jeux méditérrannéens et nous avions fini deuxième.

Saint Benoît ville déserte à 18 heures, l’animation parisienne te manque

Oui, un peu. C’est vrai que pendant ces quinze années que j’ai passées à Paris dans mon appartement, j’avais des habitudes, des repères et beaucoup d’amis. J’ai vécu des bons moments. A mon retour à Saint Benoît, j’ai retrouvé avec plaisir mes amis d’enfance, mais le rythme de vie n’est pas du tout le même.

La musique que tu écoutes

Beaucoup de reggae, du kizomba et de la musique locale. Bref, tout ce qui est rythmé et qui vous fait bouger le corps et battre des pieds.

Une reconversion professionnelle qui te plaît

Je n’ai pas encore trop réfléchi à cela pour l’instant. Je travaille et fait de mon mieux.

Envie d’une finale locale et d’un séjour à Paris… au moins pour revoir tes amis

Bien sûr, cela doit passer par une victoire en finale car j’ai envie d’un voyage dans la capitale et chut!!!! j’ai encore beaucoup d’affaires à récupérer et à transporter à la Réunion. Avec le groupe de la JSB, ce sera l’occasion idéale pour dispatcher ce qui reste de mon déménagement.

La JSB n’est pas le PSG ni Créteil, mais encore

PSG et Créteil sont des clubs professionnels bien structurés et le joueur se sent bien entouré pour qu’il puisse donner le meilleur de lui même. La JSB est un club où l’amateurisme est visible, dans la coordination et son fonctionnement. Il peut mieux faire car il ne met pas tous les moyens nécessaires dans le soutien entre joueurs et entre les dirigeants. Je cite en exemple le président Jimmy Perrault qui s’est retrouvé seul lorsqu’il a été en difficulté.

Ce que tu aimais le plus et détestais le plus à Paris

Le plus : les ballades sur les Champs Elysées, le cinéma, les restaurants, les sorties dans les night clubs… bref, la vie des grandes villes.

Le moins : le froid, la neige et le début de la préparation du championnat.

Un dernier mot à qui

Au président Jimmy Perrault qui a fait du bon travail et que j’aimais bien. D’ailleurs, je souhaite son retour.