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Portrait : Brigitte LAFOSSE-LESFRITH

Quand elle m’a dit que c’était en quelque sorte un «retour aux sources», je l’ai regardé avec un haussement de sourcils, des yeux ronds (enfin presque…) avec un grand étonnement. Le saviez vous ? Brigitte est née à Saint Benoît … et tout s’explique ! Son talent, son assurance, son calme qui tranquillise toute l’équipe, son art d’attirer le ballon (ou son placement plein d’expérience), ses bonnes relances. Baptisée à l’eau de la Rivière des Marsouins, voyons ! Puis elle est allée au Port pour occuper pendant plus de 25 ans la cage de l’équipe locale de handball, devenant par ailleurs, une ou sinon la meilleure à ce poste dans l’île. Un sport devenu familial par le fait que tout son environnement s’y est mis : son frère qui encadre les garçons du HBC, sa fille Gaëlle, et ça va suivre sur le terrain. Bon sang ne saurait mentir. De l’époque des bénédictines, Nathalie Vacarme (tante de Julie), de Sabine Laderval (toutes les deux toujours en activité), Brigitte se souvient des joutes épiques entre les deux clubs et prend du plaisir à en parler du côté du cadre marin du Butor où réside encore sa famille.

Carte d’identité

LESFRITH Brigitte, plus souvent appelée sous mon nom de jeune fille : LAFOSSE, ce qui ne plait pas beaucoup à mon mari. (Ndlr : j’ai rectifié tout de suite !)

Agée de 40 ans avec 3 enfants à mon compteur.

Je suis infirmière depuis 16 ans et je me suis spécialisée depuis 2005 pour être I.B.O.D.E (Infirmière de Bloc Opératoire Diplômée d’Etat). Je suis depuis 2000 au Centre Hospitalier Gabriel Martin de St-Paul.

Ton parcours au handball

Début du handball vers l’âge de 8 ans, après être passée par la danse classique et le tennis.

A toujours été fidèle au FC Port jusqu’à cette année 2013. Un petit passage en équipe de France jeune vers la fin des années 80 avec plusieurs allers et retours entre la métropole et l’île, et un voyage en Roumanie. Ne pouvant plus assurer les déplacements, j’ai du faire le choix de partir en métropole et donc sur Dijon. J’y suis restée pendant 1 an en évoluant au sein de l’A.S.P.T.T. Dijon (niveau N2). A cette époque je devais avoir 16 ans. Au bout d’un an j’ai du rentrer car les parents ne pouvaient plus assurer au niveau finances, car à cette période, l’intégration des jeunes dans les équipes métropolitaines n’étaient pas aussi encadrées que maintenant. J’étais, je pense, une des premières à faire une telle expérience, puis est venu le temps de Leila DUCHMANN, de Stéphanie LAMBERT et les autres. Donc, retour sur mon île pour rejouer au Port et puis circonstances de la vie, j’attends ma 1ère fille. Donc fini le handball de haut niveau.

A refaire ta vie sportive, tu ferais quoi à la place du handball

Des courses de montagnes, différentes courses sur routes

Entre entraînements et matchs, ton violon d’Ingres

Ma famille : tâches ménagères et toutes les autres occupations d’une mère de famille.

Quand je parle de famille, c’est enfants et mari bien sûr.

Et bien sûr mon amie FANY(il y a quelques uns qui la reconnaitront)

Enormément riche, tu habiterais dans quel pays

Je n’y ai jamais réfléchi, mais je pense que je resterais à la Réunion mais que je visiterais surement beaucoup de pays.

Plutôt rap, hip hop, Rnb, world music ou… musique sentimentale

Pas de style particulier, plutôt world music

Cela t’arrive d’être en colère… ou légèrement irritée

Oh oui ! A la maison déjà, comme toutes les mamans et épouses.

Et bien sûr sur les terrains, mais ce sont des colères qui sont très vite oubliées.

Une adaptation facile aux ordres des coachs bénédictins

Oui l’adaptation s’est très bien faîte étant donné que j’ai déjà eu quelques coachs aussi expressifs que lui et comme par hasard ce sont eux qui ont pu faire évoluer les équipes.

La Possession – Saint Benoît en combien de minutes

Aller en 1h-1h15 dans les bons jours.

Retour en 45 minutes en faisant quelques petits excès (chut !!!)

Un dernier mot, Brigitte

Je tiens à remercier les dirigeants qui m’ont permis de continuer le handball : plus particulièrement Jacques ROYER et Jimmy PERRAULT. Egalement les filles pour mon intégration au sein de l’équipe et je pense qu’on peut avancer encore plus loin dans le championnat mais il faut que tout le monde mette la main à la pâte.

Et un GROS MERCI à ma famille qui accepte mes absences répétées le soir après le boulot car quelques fois je pars de la maison à 7h et je ne rentre qu’à 20h45-21h.